Nassim Boukrouh : de fils d’ouvrier à leader d’une nouvelle génération de marchands de biens

Passer des quartiers populaires de Roubaix à la tête d’un réseau de centaines de marchands de biens, tout en rachetant l’usine où son père a travaillé : c’est le parcours hors norme de Nassim Boukrouh. Fondateur de l’Union des Marchands de Biens (UMDB) et P‑D‑G de Rebrick, il porte une vision simple et puissante : rendre l’immobilier accessible à des gens ordinaires grâce à un modèle d’investissement à 100 % financé, sans apport ni crédit bancaire, en misant sur le terrain, l’action et le partage.

Entre plus de 200 opérations réalisées en trois ans, 200 000 m² achetés puis revendus et un réseau de 350 membres en France, Belgique et Suisse, Nassim Boukrouh incarne une nouvelle façon de faire de l’immobilier : rapide, concrète, inclusive et à fort impact économique et social.

Des usines textiles de Roubaix à l’entrepreneuriat immobilier

L’histoire de Nassim commence à Roubaix, dans une famille ouvrière marquée par le déclin de l’industrie textile. Son père travaille à la Lainière, site emblématique de la ville. Quand l’usine ferme, ce n’est pas seulement un employeur qui disparaît : c’est tout un cœur économique local qui s’éteint.

Ce traumatisme collectif forge chez lui une conviction profonde : il faudra un jour reconstruire autrement. Redonner de la vie là où l’on a connu la fermeture. Créer de l’activité là où l’on a vu le chômage et le vide.

Un tempérament d’homme de terrain, bien avant l’UMDB

Très tôt, Nassim comprend qu’il n’est pas fait pour rester assis des heures sur une chaise. À l’école, il s’ennuie. Là où certains misent tout sur les diplômes, lui choisit l’action et la débrouille.

Avec ses premières économies, il prend la route vers l’Allemagne, fait le tour des usines Hugo Boss, achète des stocks en sortie d’usine et les revend directement aux particuliers. Surtout, il ne part jamais seul : il embarque des amis, délègue, fédère.

De ces premières expériences, il retient deux principes qui ne le quitteront plus :

  • La vitesse, c’est la vie: avancer vite, décider vite, exécuter vite.
  • Tout seul on va vite, ensemble on va loin: le collectif comme accélérateur de réussite.

La dalle permanente : plus qu’un état d’esprit, un moteur

Au lycée, il passe un BTS Immobilier. Premier job : commercial. Quand ses collègues partent en pause déjeuner, lui enchaîne le porte‑à‑porte, sandwich à la main.

Son objectif est simple : faire mieux que la veille. Ce rythme intense, il le gardera partout : vêtements, voitures, fenêtres… jusqu’à la création, en 2009, de sa première entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables. L’entreprise grandit vite et finit par employer près de 150 salariés.

Pour accompagner cette croissance, Nassim pousse l’engagement à l’extrême : horaires étendus, nuits courtes, douche dans les locaux, sommeil sur la moquette. Les galères s’enchaînent, mais chaque étape consolide ses réflexes d’entrepreneur : aller plus vite, plus haut, plus fort, sans perdre le contact avec le terrain.

UMDB : la méthode 100 % financement qui bouscule le métier de marchand de biens

Quelques années plus tard, une rencontre change la donne : celle d’Hugo Legname, ancien footballeur devenu entrepreneur. Ensemble, ils décident de casser les codes du métier de marchand de biens en créant l’Union des Marchands de Biens (UMDB).

Leur constat est clair : beaucoup de personnes motivées rêvent de se lancer dans l’immobilier, mais restent bloquées par trois freins majeurs :

  • le manque d’apport personnel;
  • la difficulté à obtenir un crédit bancaire;
  • la peur de se lancer dans de gros travaux complexes.

La réponse de l’UMDB : un modèle inédit qui repose sur cinq piliers concrets :

  • 100 % de financement des opérations;
  • aucun apport personnel demandé au membre ;
  • zéro crédit bancaire à contracter par le membre ;
  • pas ou peu de travaux, pour réduire les risques et les délais ;
  • des opérations bouclées en quelques mois, avec une revente rapide.

En trois ans, cette méthode a permis de réaliser plus de 200 opérations, représentant 200 000 m² achetés et revendus, tout en structurant un réseau de 350 membres en France, Belgique et Suisse.

Comment fonctionne concrètement le modèle UMDB ?

La force du dispositif imaginé par Nassim Boukrouh tient dans sa simplicité opérationnelle. Le schéma est clair :

  1. Le membre trouve le bien: il repère, sur le terrain, un bien à fort potentiel (immeuble, local, terrain, friche…).
  2. L’UMDB finance l’opération: le membre ne met pas d’apport, ne contracte pas de crédit bancaire en son nom.
  3. La stratégie de valorisation est définie: division, changement d’usage, revente à un autre investisseur, repositionnement stratégique… avec peu ou pas de travaux lourds.
  4. Le bien est revendu rapidement: l’objectif est d’en sortir vite, avec une visibilité claire sur la marge visée.
  5. La marge est partagée: l’UMDB et le membre se répartissent le résultat de l’opération.

«On donne à des gens ordinaires les moyens de faire des opérations extraordinaires. Notre modèle est simple : le membre trouve le bien, on finance, on revend vite, et tout le monde partage la marge», résume Nassim.

Ce système ouvre une porte à celles et ceux qui n’auraient jamais imaginé pouvoir un jour devenir marchands de biens, faute d’apport ou de réseau bancaire. Il démontre qu’avec la bonne méthode, l’accès à l’immobilier peut être profondément démocratisé.

Une communauté plutôt qu’une simple formation

L’un des points clés de la vision de Nassim Boukrouh tient dans une phrase : « L’UMDB, ce n’est pas une formation, c’est du terrain, du concret et une communauté qui avance ensemble. »

Plutôt que de se limiter à transmettre des connaissances théoriques, l’UMDB mise sur :

  • des opérations réelles, menées sur des biens concrets ;
  • un accompagnement de proximité sur le sourcing, l’analyse et la négociation ;
  • une logique de partenariat, via le partage de la marge ;
  • une communauté solidaire où chacun peut s’inspirer des réussites des autres.

Les membres ne sont pas seulement formés : ils sont impliqués dans un écosystème où la réussite des uns nourrit la dynamique des autres.

La Lainière : de la fermeture d’usine au symbole de renaissance

Parmi toutes les opérations portées par Nassim Boukrouh, une occupe une place à part : le rachat de 60 000 m² de la Lainière, le site où son père avait travaillé.

Pour lui, ce n’est pas un simple dossier immobilier, mais un retour aux sources chargé de sens. «La Lainière, c’est personnel. C’est le symbole de ce qu’on peut reconstruire quand on ne lâche rien. C’est aussi la preuve qu’avec la bonne méthode, on peut transformer une friche industrielle en moteur économique», explique-t-il.

Là où beaucoup voyaient une friche à l’abandon, Nassim voit un socle pour :

  • créer de nouveaux emplois;
  • attirer de nouvelles activités;
  • redonner une fierté locale aux habitants de Roubaix et Wattrelos ;
  • montrer qu’une histoire industrielle peut se transformer en histoire d’avenir.

Cette opération devient la vitrine de Rebrick, sa société dédiée à la réhabilitation de friches industrielles, qui vient compléter l’écosystème UMDB.

Rebrick : transformer les friches en moteurs économiques et sociaux

Avec Rebrick, Nassim Boukrouh fait le lien entre son histoire personnelle, l’ADN industriel du Nord et sa vision d’un immobilier utile. L’objectif : recycler l’existant plutôt que bétonner des terres vierges, et faire des friches des plateformes d’activité et d’opportunités.

Pourquoi les friches industrielles sont une opportunité stratégique

Les friches sont souvent perçues comme des problèmes : bâtiments vétustes, pollution possible, image dégradée. Mais pour un entrepreneur de terrain, elles représentent aussi :

  • des surfaces importantes, souvent idéalement situées ;
  • un fort potentiel de valorisation une fois repensées ;
  • un levier pour recréer du tissu économique local;
  • un moyen de réconcilier mémoire industrielle et avenir.

En misant sur ces sites, Rebrick ne se contente pas de faire de l’immobilier : la société participe à la transformation de territoires entiers, à commencer par Roubaix et Wattrelos.

Une approche responsable et pragmatique

La philosophie de Rebrick rejoint celle de l’UMDB : du terrain, du concret et de la vitesse d’exécution. L’idée n’est pas de se lancer dans des projets interminables, mais de :

  • identifier des friches à fort potentiel ;
  • définir une stratégie claire de reconversion (activités, services, logements, mix d’usages…) ;
  • mettre en œuvre des solutions réalistes, finançables et rapides;
  • créer des retombées économiques et sociales mesurables pour le territoire.

Dans cette logique, chaque friche devient un laboratoire de renaissance: un lieu où l’on peut prouver concrètement qu’il est possible de passer de l’abandon à la création de valeur, sans perdre de vue les habitants et l’histoire locale.

Former une nouvelle génération de marchands de biens opérationnels

Au cœur du projet de Nassim Boukrouh se trouve une ambition forte : transmettre sa méthode pour faire émerger une nouvelle génération de marchands de biens opérationnels.

Le profil type qu’il souhaite accompagner ? Des personnes :

  • qui viennent des quartiers populaires ou de milieux modestes ;
  • qui ont la dalle, l’envie d’apprendre, de se dépasser ;
  • qui n’ont ni gros capital ni réseau bancaire, mais qui ont du courage et de la constance ;
  • qui sont prêtes à arpenter leur territoire pour trouver des opportunités.

«Seul, je n’aurais pas pu réaliser des opérations telles qu’on en fait aujourd’hui. On a besoin de personnes déterminées et qui partagent notre vision pour se charger de prospecter leur secteur», explique-t-il.

Dans ce modèle, chacun a un rôle clair :

  • les membres se concentrent sur le sourcing et le terrain;
  • l’UMDB apporte l’ingénierie, le financement et l’expérience;
  • tout le monde bénéficie de la mutualisation du savoir-faire et des marges.

Résultat : au lieu de rester spectateurs, ces nouveaux acteurs deviennent les artisans de la transformation urbaine, dans leur ville comme ailleurs.

Une méthode née à Roubaix, déployée à l’international

Si la méthode de Nassim Boukrouh est profondément enracinée dans l’histoire de Roubaix, elle ne s’y limite pas. L’UMDB et son écosystème rayonnent désormais au‑delà des frontières françaises.

L’Union des Marchands de Biens s’implante et développe ses opérations dans plusieurs pays :

  • Belgique;
  • Suisse;
  • Maroc;
  • Dubaï;
  • Afrique du Sud;
  • Canada.

Partout, la même philosophie s’applique : action, transparence, partage. Loin des approches purement spéculatives, l’objectif reste de s’ancrer dans le réel, d’identifier des opportunités fortes et de créer des opérations gagnant‑gagnant pour les membres, les partenaires et les territoires.

Ce que le parcours de Nassim Boukrouh change pour ceux qui veulent se lancer

L’histoire de Nassim tient en une promesse implicite : on peut partir de peu et viser grand, à condition de combiner méthode, travail et courage. Pour toutes celles et ceux qui hésitent à franchir le pas de l’immobilier, plusieurs enseignements se dégagent de son parcours.

1. On peut réussir dans l’immobilier sans être héritier ni rentier

Issu d’une famille ouvrière, marqué par le déclin industriel de Roubaix, Nassim montre qu’il est possible de :

  • transformer une histoire familiale difficile en moteur de réussite ;
  • monter une entreprise d’énergies renouvelables avec près de 150 salariés ;
  • puis construire un écosystème immobilier complet (UMDB et Rebrick) sans héritage financier.

Son message implicite est puissant : ce qui compte, ce n’est pas d’où l’on vient, mais la capacité à se former, à s’engager et à agir.

2. Le financement ne doit plus être un mur infranchissable

En créant un modèle basé sur le 100 % financement, sans apport ni crédit bancaire pour les membres, l’UMDB change la donne pour des centaines de personnes. Les freins classiques tombent :

  • plus besoin de bloquer ses économies pour se lancer ;
  • moins de dépendance vis‑à‑vis de la banque et de ses critères;
  • une entrée dans le métier qui se fait par le terrain et le résultat, plutôt que par le capital de départ.

Pour des profils motivés mais peu capitalisés, c’est une opportunité de changer radicalement de trajectoire professionnelle et personnelle.

3. La force du collectif accélère les résultats

Avec un réseau de 350 membres et des opérations réparties sur plusieurs pays, l’UMDB prouve qu’une communauté structurée permet de :

  • partager les bonnes pratiques et les retours d’expérience ;
  • accéder à des opérations plus ambitieuses que si l’on agissait seul ;
  • sécuriser le parcours des débutants grâce à l’encadrement des plus expérimentés.

Ce modèle collectif met en musique la phrase clé de Nassim : « Tout seul on va vite, ensemble on va loin. »

De la « Roubaix hyène » à la scène internationale : une preuve par l’exemple

Surnommé dans son environnement la « Roubaix hyène » pour son énergie et sa ténacité, Nassim Boukrouh illustre une réalité essentielle : l’audace, la méthode et le travail de terrain peuvent transformer une vie.

En rachetant la Lainière, il boucle une boucle symbolique : de fils d’ouvrier à entrepreneur qui redonne une vocation économique au site où travaillait son père. Par l’UMDB, il permet à des centaines de personnes de devenir actrices du marché immobilier, même en partant de zéro, comme en témoignent les avis d’utilisateurs sur Nassim Boukrouh. Avec Rebrick, il s’attaque au défi majeur de notre époque : recycler la ville existante pour en faire un moteur d’avenir.

De la débrouille des débuts aux opérations à l’international, son parcours envoie un message clair à celles et ceux qui hésitent encore à se lancer :

  • on peut transformer une friche en opportunité;
  • on peut transform er une ville en moteur économique
  • on peut transformer une vie en histoire de réussite, à condition de ne jamais lâcher et de s’entourer des bonnes méthodes comme des bonnes personnes.

Roubaix, Wattrelos, puis la Belgique, la Suisse, le Maroc, Dubaï, l’Afrique du Sud, le Canada… En partant d’un quartier populaire du Nord, Nassim Boukrouh prouve qu’avec de l’audace, du terrain et une vision claire, il est possible d’exporter un modèle qui crée de la valeur pour les investisseurs, pour les territoires et pour les habitants.

De fils d’ouvrier à entrepreneur international, de la friche à la renaissance, de la débrouille à la méthode structurée, le parcours de Nassim Boukrouh et de l’UMDB montre une chose : l’immobilier peut être bien plus qu’un placement. Entre de bonnes mains, il devient un accélérateur de destinées et un levier de transformation pour les villes.

Most recent articles

aideline.fr